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9月30日

"Entre les murs"

J'ai vu le week end dernier, après le séminaire des élus (et pas à la place), le film "entre les murs". Un film qui met en scène une classe de quatrième, d'un collège difficile de Paris intra-muros. Hormis le fait que ce film ne méritait pas la palme d'or de Cannes, c'est un document très fort et remarquable et chacun devrait aujourd'hui se précipiter aux CGR pour le voir.
Un collège bien tenu, en bon état, pas de tags, un mobilier neuf, mais aussi et surtout des professeurs compétents, et des élèves d'aujourd'hui. Le résultat est catastrophique pour notre société.
Ce prof de français, héros du film est un saint laïque, il y croit, il se donne à fond, il explique , il discute et pourtant au milieu du film, tout spectateur un peu sensible a envie de lui crier : "abandonne, va enseigner dans la Creuse ou en Berry, et si c'est pareille, change de métier ".
A l'issue du film, je me suis dit, que l'on mette dans une classe 15 ou 20 élèves au lieu de 30 par classe ne changera rien. Que l'on augmente le nombre d'enseignants, que l'on ajoute des millions d'euros dans le système, rien n'y changera.
La conclusion :  "on ne sait pas quoi faire ", "on ne sait plus faire", car des profs comme le Monsieur Marin du film, encore faut-il en trouver ! L'école du primaire ou du secondaire ne peut pas remplacer l'action éducative des parents. Et lorsque cette éducation à minima est inexistante, alors il faut créer autre chose, redéfinir une structure  qui aille au-de la du simple enseignement. Sur ce plan ce qu'a fait Jules Ferry autrefois allant jusqu'à braquer les parents qui ne voyaient pas ce que faisaient leurs gosses à l'école, et bien il faut imaginer une solution qui, aujourd'hui, n'existe pas.
roland narboux
9月23日

Technopole Lahitolle

J'ai assisté ces derniers jours à plusieurs réunions et présentations de la technopole Lahitolle, par un cabinet d'études.
J'ai noté que le risque industriel dont "on" parle depuis 15 ans, a une bonne image, mais ça ne donne pas beaucoup d'entreprises et encore moins d'emplois.
La mécanique et les matériaux, c'est bien pour un pôle d'excellence, sauf que c'est une activité locale très traditionnelle, sans trop d'innovation, et donc sans trop d'avenir.
Reste l'environnement et plus particulièrement l'énergie et la domotique. C'est l'avenir mais d'autres sont partis avant nous et sur ce" créneau, nous n'avons aucune expérience.
Que faire ?
Se souvenir que Bourges avait un pôle important dans l'aéronautique. Elle est partie et je ne connais pas beaucoup de monde qui se soit battu pour garder en Berry les activités aéronautiques.
En conclusion, des études bien faites par le cabinet d'études Katalyse, réalistes, mais assez démoralisantes. Il faut un thème pour le technopole Lahitolle, et nous ne l'avons pas.
Nous devons faire un choix thématique que personne n'a encore trouvé.
La suite ?
il faut compter (à mon sens) avec les opportunités qui pourraient se présenter (comme avec le centre d'appel de Bouygues en 97) ou la chance comme en 1928 avec l'usine Hanriot, ou encore la volonté d'un industriel comme Michelin dans les années 1950. Sinon aller mettre des cierges à Saint Henri, comme l'on disait parfois à l'Aérospatiale lorsque la situation était désespérée.
9月17日

le boson de Higgs et Lourdes

Drôle de semaine passée, avec deux évènements totalements différents et pourtant ils pourraient être assez proches.
Le premier, c'était jeudi dernier avec l'a mise en route du LHC, c'est cet accélérateur de particules d'une circonférence de 27 kilomètres, à 100 mètres sous terre. Il est au CERN à la frontière franco-Suisse.
Il doit permettre aux physiciens de trouver en bombardant des protons de trouver le célèbre boson de Higgs, cette particule appelée parfois "la particule de Dieu", et qui doit exister mais que l'on a jamais vu. La trouver enfin serait un pas considérable dans la physique des particules.
Et la même semaine, le pape Benoît XVI était à Paris et à Lourdes, avec un discours sur le monisme,
Et à Lourdes tous ces gens qui viennent croirent aux affabulations d'une gamine qui a vue la sainte vierge 18 fois.
Quel contraste entre ceux qui recherchent les particules du Big Bang et les apparitions d'une dame en bleu.
Il y a dans cette approche catholique, une forme d'obscurantisme qui fait frissonner. mais en étant philosophe, si cela apporte un peu de joie et d'espérance à une partie de ces personnes, pourquoi pas, c'est leur affaire.
Quant à moi, j'attends de voir .... le boson de Higgs !
roland narboux
9月5日

l'animation à Bourges

C'est la rentrée, sur tous les plans, et en particulier la rentrée de la Ville.
L'été a semblé calme, et les problèmes des uns et des autres subsistent.
J'ai noté l'importance de l'animation à Bourges, entre les Nuits lumière, parfois costumées, un Eté à Bourges tous les soirs et les visites secrètes de l'Office de Tourisme, il n'y a pas beaucoup de villes en France qui ont cette offre dans l'animation.
Je crois qu'il faut faire preuve d'imagination, de fédérer les bonnes volontés et ensuite travailler et foncer. Je suis en désaccord avec les partisans d'une fête médiévale à Bourges en achetant à une société spécialisée ce type d'animation. Non nous devons être plus imaginatif, car des fêtes médiévales il en existe beaucoup, parfois bien conçues, parfois nulles. Mais souvent coûteuses pour une collectivité.
Je pense que nous devons chercher des animations de tous ordre qui soient de qualité et populaires. A ce titre, trois manifestations méritent un détour.
- les feux d'artifice du lac d'Auron, très très populaire, traditionnels et qu'il faut acheter, et le coût n'est pas négligeable, mais cela peut réunir 10 000 Berruyers.
- la Nuit des lucioles, qui coûte rien ou presque à la collectivité mais beaucoup d'huile de coude aux deux associations organisatrices dont les Amis de Jacques Coeur. Mais cela enchante 2500 à 3000 personnes en les faisant rêver.
- Enfin, sur un autre plan, les visites magiques ou celles alchimistes de l'Office de Tourisme, c'est entre les deux. Cela coûte un peu, mais il faut un milieu associatif fort et beaucoup de matière grise. Par contre cela est payant et s'adresse à 50 à 70 personnes par soirée.
C'est à partir de ces trois exemple qu'il sera possible de trouver encore des idées. Mais reconnaissons qu'aujourd'hui la ville de Bourges est exemplaire. Des animations populaires mettant en oeuvre le milieu professionnel et associatif local, sans perturber les fiances publiques.